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La fondation Air France a organisé le 1er juin à Roissy une simulation de vol avec une trentaine d’enfants atteints de différents handicaps. Thomas Pesquet et des personnels naviguant ont partagé avec eux des anecdotes sur leurs métiers.

« Comment buvez-vous dans l’espace ? », demande un petit garçon, assis dans un siège de l’avion. « Si on laisse couler de l’eau, elle vole. On a des contenants avec des tuyaux pour boire. On a parfois des sirops. C’est plutôt bon. Mais on n’a pas de champagne ! », plaisante le célèbre astronaute.

Il a aussi raconté aux enfants avoir pris 3 cm au cours de sa mission dans l’espace. « C’est incroyable ! », n’en revient pas un enfant. « Comme la colonne vertébrale s’étire là-haut, le corps grandit, explique l’astronaute. Mais une fois sur terre, j’ai retrouvé ma taille normale ! »

Thomas Pesquet. Crédit : Le Parisien.

Ce moment magique a été rendu possible notamment grâce à l’association l’Envol. Régulièrement, elle organise des séjours adaptés pour les familles.

« Je me revois à travers eux quand j’étais petit, s’attendrit Thomas Pesquet. Ils ont des étoiles dans les yeux. Cela sème une graine pour plus tard. Aujourd’hui, ces métiers s’ouvrent à tous les profils. En ce moment, on recrute une promotion avec beaucoup de filles dans l’aérospatial. Il existe de beaux métiers dans ces secteurs, dont certains adaptés au handicap. Bien sûr, il existe des critères drastiques pour devenir pilote ou astronaute. Mais actuellement, on réfléchit à la façon dont on peut adapter ces métiers pour qu’ils soient accessibles à tous. »

Les enfants ont ensuite découvert l’envers du décor d’un avion comme la cabine où dorment les hôtesses. Ils ont aussi visité les soutes avec Freddy, un sympathique agent de piste.

Thong, Théo et Freddy, agent de piste. Crédit : Le Parisien.

« Quelle est la chose la plus insolite que vous avez vue ici ? », interroge un enfant. « J’ai eu des serpents, un serval, un magnifique félin, etc., énumère Freddy. Une fois, j’ai même eu un sac avec des cornes de cerfs ! »

À la fin, Maud, 17 ans, glisse « que c’était génial d’avoir pu poser des questions à Thomas Pesquet ! On avait suivi en famille sa préparation avant sa mission », rapporte-t-elle avec un magnifique sourire. « Cela permet de rencontrer des parents qui traversent les mêmes épreuves que nous. On peut se comprendre, ajoute Anne, sa maman. Cest un moment exceptionnel organisé pour des enfants exceptionnels. »

Crédits photos et interview : Le Parisien.

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